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USSS : le petit a bien poussé



  • L’USSS, parfaite illustration du rugby de clocher. Photo DDM, Michel Viala




Fédérale 1, Rugby à XV, Haute-Garonne Publié le 29/10/2020 à 05:08 , l'essentielL’esprit de famille qui règne au sein du club et du village permet à l’USSS de tirer la quintessence de ses moyens, parmi les plus faibles de la division. Le Petit Poucet, c’est terminé ! D’abord considéré comme une curiosité avec ses quelque 2 000 habitants, Saint-Sulpice-sur-Lèze s’est fait un nom et une place en Fédérale 1. Un club centenaire aux 300 licenciés qui se porte à merveille, parfaite illustration du rugby de clocher. Les jours de match à Gaston-Sauret, rares sont les (nombreux) supporters n’arborant pas un des nombreux vêtements "rouge et vert" proposés à l’entrée ou le vendredi lors du marché hebdomadaire. Car à "Saint-Sul", le poumon du village est ovale et on est fier de le montrer. Une identité cultivée au quotidien et dont les nouveaux venus dans l’effectif s’imprègnent rapidement. "Il ne faut pas dire que nous n’avons que des gars d’ici ou de la vallée, ce n’est pas vrai. Mais ils sont intégrés tout de suite et restent donc c’est qu’il y a quelque chose. Et après, on ne se pose plus la question de savoir d’où ils sont. Nos joueurs, il ne faut pas en dire du mal, nous les aimons. Il n’y a jamais une critique", lance Pierre Sardella, coprésident du club depuis trois ans. Une référence à l’esprit de famille qui règne en bords de Lèze, bien au-delà du rendez-vous dominical. "Nous sommes 42 dirigeants et une vingtaine d’aidants et nous nous voyons toute la semaine, à 10 heures au club tous les matins. Surtout le lundi où tous les cafés sont fermés, dirigeants ou aidants." Histoire de refaire le match… "Nous sommes au plafond" Vice-champion de France en 2012 et stabilisé depuis 2016 au quatrième échelon hexagonal – le troisième jusqu’à la création de la Nationale cet été – après une saison (2014/2015) de découverte marquée par une relégation, Saint-Sulpice a parfaitement conscience de ses limites. "Nous ne pouvons jouer que sur notre état d’esprit, pas sur notre budget, qui oscille entre 470 000 € et 500 000 €, reprend le coprésident. Mais même s’il était plus élevé, ce n’est pas pour autant que nous aurions une autre âme et que cela se passerait mieux. Nous essayons de maintenir le club à ce niveau-là car cela plaît à tout le monde, les supporters sont fidèles mais nous ne pouvons pas viser plus haut, nous sommes au plafond." Ce qui ne l’empêche pas de regretter l’absence des gros bras de la division : "Nous faisions de grosses affluences. Ici, nous avions gagné Albi l’an dernier, Narbonne il y a deux ans, et tenu Soyaux-Angoulême en échec à l’époque. Sur ces matchs-là, nous sentions vraiment l’âme du club. Cela nous arrivait de perdre car ces équipes étaient au-dessus mais nous arrivions vraiment à nous transcender." La carte jeunes Pas question pour autant de regarder derrière. Car le club, qui peut compter sur des partenaires qui ont tous maintenu sans exception leur engagement malgré le Covid, souhaite malgré tout évoluer. Sur le plan des installations, où de nouveaux projecteurs sont envisagés à moyen terme afin de permettre la tenue de matchs en nocturne sur la pelouse inaugurée en 2014, juste derrière le terrain historique. Mais également au niveau de la formation. "Nous voulons consolider nos arrières et avons lancé un grand projet d’entente sur les minimes, cadets et juniors avec Carbonne, Auterive et Lézat-sur-Lèze (l’entente des trois vallées : Lèze, Garonne, Ariège, NDLR) afin que nous puissions nous subvenir si nous descendons un jour. Nous avons fédéré dans la vallée, c’est le projet – sportif mais aussi citoyen – de Victor Labat, le co-entraîneur de l’équipe une. Tous les ans, nous intégrons cinq à six de nos juniors en Espoirs et nous commençons à en ressentir les bénéfices." Des doubles licences sont ainsi mises en place pour permettre à tout le monde d’avoir du temps de jeu. "Les joueurs qui n’ont pas le niveau reviendront dans leurs clubs, conclut Pierre Sardella. Mais cela permet de les essayer en Espoirs un an ou deux pour voir s’ils peuvent franchir le cap. Sinon, ils reviendront de toute manière chez eux plus aguerris." Un fonctionnement gagnant-gagnant. Union Sportive Saint-Sulpicienne Fondée en 1912Stade :Gaston-Sauret (2000 places dont 500 assises)Couleurs : rouge et vertPrésidents : Jérôme Rouzès et Pierre SardellaEntraîneurs : Victor Labat (avants) et Olivier Argentin (trois-quarts) Matthieu Gherardi

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